Weather Festival @ Paris-Montreuil

Le Weather Festival débutait pour nous vendredi à La Machine (retour ici) et ce n’était que le début d’un marathon techno à la limite de la décence. Mais on aime ça, l’indécence. A peine ouvert, c’est dans l’ascenseur que l’on ressent la première vague d’une chaleur qui nous enivra toute la soirée jusqu’à nous pousser à ne plus vraiment porter nos vêtements. Il serait bien difficile de résumer une soirée si longue et si intense en quelques lignes. Arrivés aux alentours de 18h on retiendra d’abord le charisme de Robert Hood et la fraîcheur de Nina Kraviz. Puis il fut difficile de quitter la salle du bas, de DVS1 à Chris Liebing en passant par le live de Polar Inertia, rien ni personne ne pouvait nous faire arrêter de danser à part cette coupure de quelques minutes au milieu du set de DVS1. De temps en temps, on visite ce palais qui accueille là plus de dix mille personnes. Les visages sont variés, pâles, souriants, dérangés, heureux et parfois même énervés. En vérité, nous n’avons vu aucun visage énervé et avons été surpris du nombre de réactions négatives postées sur l’événement facebook. Nous n’avons pas eu assez soif d’eau et avions prévu d’emmener le strict minimum de vêtements pour éviter les vestiaires, 2 points qui ont l’air d’avoir posé problème (à juste titre peut être mais comme nous n’avons pas vécu ces problèmes, on n’en parle pas).

 

On s’arrête quelques secondes, le sol tremble sous nos pieds, c’est la rave. Même si la chaleur a tenté de nous assommer vers la fin, Len Faki n’a pu s’empêcher de transfigurer la salle en son Berghain d’adoption. Un set surprenant d’une violence et d’une précision qui nous redonnait la force que nous avions en arrivant, il y a déjà dix heures. On ne sait plus où se mettre, on monte sur les tables, on danse, je croise les regards de mes potes, ils sont heureux, je suis heureux, on danse, on sourit en dansant, on a envie de dire que c’est n’importe quoi de danser comme ça en souriant, de quoi j’ai l’air, je suis bienheureux, happy, enchanté, content. Les lights sont surpuissants, le bout de la salle est si loin, il a l’air si bondé, il y a des gens dans des escalators, et des escalators dans sous nos pieds. Il y a des lumières vertes et des gens qui crient. Il y a des toilettes propres parce que d’autres gens les nettoient. Il y avait aussi des lumières bleues et d’autres étaient rouges. J’ai préféré les lumières rouges. Le sol est une flaque d’eau et nos chaussures seront salles en sortant.

 

Après le final et la délivrance de la fraîcheur matinale des rues de Montreuil, le signal de l’after était lancé.

Les 2 membres de l’équipe Midi Deux présents se séparent. L’un rejoint les pointures du label new-yorkais L.I.E.S. et l’autre s’en va prendre le bus pour l’Electric.

 

L’after L.I.E.S nous accueillait sur le toit du Palais des Congrès, une grande salle de parquet où les amoureux d’une techno éclectique et puissante ont pu se retrouver pour quelques heures. Une ambiance intimiste sous un léger soleil gris. Ron Morelli ouvre l’after, suivi par un set puissant du jeune Delroy Edwards, Traxxx clôturera cette petite fête vers 12h par une techno chaotique et déglinguée. Steve Summers et Svengalisghost n’auront pas eu le temps de jouer de leurs terribles machines (problèmes techniques il paraît). Ceux qui auront la force de continuer prendront leur métro à deux mains et s’en iront à la Concrete ou à l’Electric.

 

L’ambiance était aussi très intimiste à l’Electric. On a pris le cinq ou sixième bus et ce n’est qu’une cinquantaine de personnes que l’on retrouve à l’entrée. Certains étant déjà partis car les portes ont tardé à s’ouvrir. On se retrouve dans un bar à attendre l’entrée du Monoprix. C’est l’heure du café qui fait bien plaisir puis on s’installe dans l’entrée de Monoprix. L’heure tourne vite, on entre pour rejoindre Antigone et c’est admiratif que l’on se retrouve lorsque le live se termine. Mike Dehnert , Silent Servant, Behzad & Amarou, Jasper Wolff & Maarten Mittendorff et Makam se succéderont pour ravir une salle où l’on peut encore danser en famille. On est une centaine, peut être plus, peut être même 300 ; le fait est que l’on a beaucoup de places pour danser, discuter et rêver devant une vue idyllique de Paris. A l’intérieur ou sur la terrasse (qui ressemble étrangement à une piste d’hélicoptère comme celles qu’il y a dans GTA Vice City), on aime sourire à son voisin, on aime discuter avec lui, on aime regarder des filles faire la roue, on aime se rejoindre sous une tonnelle quand il pleuviote et on aime courir pour profiter de l’espace.

 

La salle se remplit très doucement entre 7h et 19h30, heure à laquelle je vous quitte. J’ai été ravi.

 

FG. & MF.

Le

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