Samuel Kerridge – Waiting For Love [Downwards]

Samuel Kerridge creuse cette galerie casse gueule qu’est la techno expérimentale. Il n’est pas le premier à se frotter aux risques de la ballade bride sur le cou dans le champ des fréquences. C’est souvent chiant et prétentieux. Pas chez Kerridge. Il a pour lui de réussir à faire respirer la techno, la faire vivre et se mouvoir, libre et belle, dans un nuage d’électricité statique fait de subwoofers aux noires humeurs. Sombre, mais stupéfiant et beau.

 

Remarqué fin 2012 pour son très réussi premier EP chez Horizontal Ground, Auris Interna, et un fantastique podcast RA (#349), l’homme s’est fait one place sur la scène berlinoise en organisant les soirées Contort au sein desquelles il invite la crème expérimentale de la nébuleuse technoïde. Influencé par une palette de sonorités assez large, courant de Pink Floyd au post punk de Throbbing Gristle, Coil, Talking Head, Joy Div’, Velvet Underground … au drones de Sunn O))) en passant par le doom métal et l’acid house, le résultat sonne extra terrestre, sans pour mutant verser dans le vomi de machine imbuvable. Selon ses propres termes : “I want the music to consume you, take you in. I want a reaction from people, for them to be taken aback, all their senses assaulted. There is rhythm and structure in [my tracks], you just have to listen, and itʼs not as obvious. The rest of the elements of the track take you in. I admit it’s not standard club techno, but it sounds incredible on large systems! Itʼs powerful and intense, and you need to experience it in a club environment*“.

 

L’Ep est logiquement assez surprenant, donnant une lecture plutôt facétieuse d’un titre, Waiting For Love, pour le coup assez classique. Les quatre titres, numérotés de 1 à 4, défrichent des contrées sombres (cf analyse sur le blog Chroniquotheque) et granuleuses. Le son, poisseux et lourd, lent, sale et collant, distordu et nauséeux est impeccablement produit et soutenu par des basses somptueuses. Des nappes gorgées d’effets se promènent en stéréo, telles des feux follets, guidées par une rythmique syncopée. Des résurgences indus émergent du brouillard avant de disparaître subrepticement. Des Basses dubstep ronronnent sur un rythme de masque à gaz. Le tout produit l’impression scotchante d’errer tel un fantôme dans un monde froid et inerte, empli de machines pleurant leur ruine. Spécial, mais absolument prenant et indispensable : le voyage mérite le détour.

 

Au niveau des projets, un 3è Ep (au printemps) et un album semblent en route (cf itw Quietus), alors que le track “Waiting For Love 1” figure au menu du prochain mix Fabric (F.#69) de Sandwell District prévu pour avril. Je vous parie qu’on en reparle bientôt -ou alors je désespère de la techno-.

VB.

Le

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