Objekt – Flatland [PAN60]

« How in my Vision I endeavored to explain the nature of Flatland,

but could not »

Edwin A. Abbott

 

 

Pour célébrer la sortie de son album, Objekt partageait via Self-Titled mag un podcast illustrant certaines des références à l’aune de Flatland. 40 minutes belles à vous arracher des larmes au bureau (vous dites ?) regroupant une Björk produite par Howie B, Grischa Lichtenberger que l’on découvrit ensuite dans la Boiler Room ou encore, avec une loyale sincérité, Autechre. « Ce n’est pas un podcast dansant » précisait TJ Hertz sur Twitter, avant d’ajouter « Mais de toute façon, ce n’est pas non plus, un album dansant. » Jusqu’ici, Objekt avait effectivement produit d’incroyables bombes pour peu qu’on leur laisse la chance de se révéler comme telles. Il y a exactement un an, à Turin, dans une petite salle sombre et transpirante armée d’un couple d’enceintes ambitieuses, Objekt mixait devant mes tympans ébahis un tout frais Agnes Demise. Au moment le plus intense de son set, alors que nous avions été chauffés à blanc, tendus, haletants, impatients, Objekt introduisait habilement Agnes, première de la série, un petit sourire en coin, fin connaisseur de « la bête ». Un pied d’une violence inouïe couvre de lointaines voix et ces frétillements électroniques caractéristiques de son travail avant de se déconstruire, se distordre en saturations, disparaître puis revenir au commencement d’une nappe salvatrice. Tout y est pour l’éblouissement sonore, une sorte de catharsis inespérée. La suite eu lieu à l’Antipode à l’occasion d’une mémorable Sixième où, amis rennais, nous avions le plaisir de vous introduire Objekt pendant plus de deux heures aux côtés d’un Oxyd complice.

 

 

Un an plus tard, c’est l’heure de la revanche. Agnes Revenge ouvre brusquement Flatland. Agnes semble vivante comme une certaine Suzi née chez Houndstooth et imaginée par Call Super. Et d’ailleurs, outre l’incroyable organicité mécanique de leurs albums respectifs, on retrouve chez les deux amis, une fascination pour les déclinaisons mélodiques (DemiseRevengeApparatus entre autres pour le premier et Acephale I & II pour le second). Objekt, parfaitement à l’aise dans l’exercice du long play, alterne les références et les BPM, naviguant entre bleep, bass et dialogues pitchés. Flatland ressemble de près à l’album qu’un producteur intelligent, ayant développé des connaissances techniques particulièrement aiguisées tout en conservant une insatiable curiosité musicale, pourrait produire en 2014. À ce stade, le fait que cette œuvre paraisse chez Pan semble donc tout à fait naturel. PAN60, une petite place au chaud sur le label de Bill Koulligas qui venait tout juste de partager l’inépuisable Koch de Lee Gamble, où figurait (oh surprise !) un morceau intitulé Flatland.

 

Félicitations, Objekt ! Flatland sera dans toutes les listes de fin d’année, toi même tu sais, et c’est bien mérité. Et merci, aussi ! Flatland, ce livre d’Edwin A. Abbott est probablement un des plus grands défis intellectuels auquel j’ai jamais fait face et très certainement la chose la plus drôle qu’il m’ait été donné de lire depuis une éternité. « Comment j’ai vainement tenté d’expliquer la nature de Flatland. »

NV

 

Le

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