Marcel Fengler – Fokus [Ostgut Ton]

Marcel Fengler appartient à l’écurie de sorciers techno que sont les résidents du club Berghain, souvent également producteurs sur le label apparenté Ostgut Ton. A l’image de ceux ci, son identité sonore attire les qualificatifs techno raide, dark, hypnotique, granuleuse et industrielle. On peut s’en faire une idée à l’écoute du hit Thwack (youtube) (Mote-Evolver 2010) de Marcel Fengler justement ou encore de son mix Berghain 05 (soundcloud).

 

Fokus est son premier Lp, et l’ambiance y est bien différente. Dans le sens où cette plongée dans l’univers Fengler dépasse largement la techno du Berghain, du moins l’image que l’on en a. On découvre une certaine chaleur (timide), un sens affirmé de la mélodie et de superbes nappes. Cela reste mélancolique, mais l’enclume claustro-phobique reste globalement de côté. Marcel ne renie pas pour autant la techno cuir.

 

L’album s’ouvre comme un champ des possibles avec Break Through, des vagues de basses venant mourir à intervalles réguliers aux pieds de l’auditeur, enivré par une voix noyée de réverb’. Mayria enfonce le clou avec classe et démarre l’album en mode breaké au moyen d’une basse kick des plus ronde, excitée d’un rimshot râpeux. Nappes, motifs rythmiques, bourdon et voix de cathédrale, les pistes sonores se croisent et respirent entre elle très fluidement. Rien de stupéfiant de nouveauté en termes de sonorités, mais une maîtrise très poussée de la pâte sonore, plus que jouissive à déguster.

 

The Stampede embraye avec l’un des tubes hypnotiques technoïdes de l’album. Le genre de boucle que l’on imagine bien tourner 10 minutes à la maison mère, lorgnant par moment sur le combo kick+clap de la ghetto techno. Un peu plus loin, King of Psi déboule avec la golden pépite de l’album. Un motif de synthé aérien tournoyant fouetté par un break de coups de feux rejoint par un bon vieux kick moëlleux et massif, le tout donnant l’impression d’halluciner la tête dans la grosse caisse d’une batterie, les étoiles dans la tête en plus. Tellement simple et tellement beau.

 

Un ton en dessous, Trespass et Sky Pushing s’essaient au dancefloor ivre. Quitte ou double ici, tant ces morceaux intéressants donnent l’impression qu’il ne donneraient le meilleur d’eux même qu’en servant de caisse de résonance aux morceaux qui les entourent dans un dj set. Après tout, c’est un talent rare quand il est guidé par un dj qui fait (bien) son boulot.

Jaz déroule un bonne surprise en la matière d’une house stellaire à la basse presque acid, aux réminiscences Steffi période Yours And Mine. On termine avec des peintures “Ambient” plutôt avenantes : une vision aérienne (Distant Episode) ; le frénétique Déjà Vu, un chant d’amour aux synthés ; le (rétro) futuriste High Falls très Juan Atkins période Infinity ; enfin l’extatique Liquid Torso, fin suspendue en points de suspension.

Le

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