Festival Maintenant – Nuit Américaine #4 w/ Orchestre de Bretagne, Jeff Mills, Mason Bates, Nico Mulhy

La Nuit Américaine #4 promettait son lot de surprises, l’attente et l’envie envers ce projet de collaboration avec Jeff Mills (interview ici) étaient en tout cas à la hauteur de l’événement. La soirée était complète depuis longtemps (1000 places assises) et l’ovation finale a surpassé de loin en énergie et en enthousiasme celles qui sont réservées habituellement à l’orchestre (pourtant toujours très applaudi). L’âge peut être. Si on peut blâmer la rareté des jeunes dans les concerts classiques à Rennes (pourtant avec les 5 concerts à 20€ ils ne devraient pas se priver), tout mon respect aux personnes “mûres” venues découvrir cette soirée résolument contemporaine de bout en bout.

 

La première oeuvre, Omnivorous Furnitures de Mason Bates présentait un jeu entre l’orchestre et une séquence rythmique électronique. Une exécution impeccable et dynamique, ludique presque dans le dialogue des instruments, pour un résultat malheureusement trop peu mélodique. Les émotions ne prennent pas, puis l’incompréhension cède sa place à l’observation.

 

Changement de registre avec la deuxième oeuvre, Seeing is Believing de Nico Muhly, un concerto pour violon électronique à six cordes (au lieu de quatre, d’où des basses inédites) interprété par Thomas Gould. Ce dernier lance des séquences en samplant son violon avec une pédale de boucles. L’orchestre répond et dialogue avec lui dans une grande fluidité. Une sorte de romantisme du 21e siècle des plus plaisant. Nos frissons ne s’expliquent plus quand, à l’écoute de certaines boucles, . Jetez un oeil à cette vidéo.

 

Après l’entracte démarre alors Where Light Ends (en création mondiale, St Brieuc a bénéficié de la première représentation), une symphonie sombre et anxiogène pour un cosmonaute voyageant dans l’espace, ce lieu du vide et du noir profond. Aidé dans l’orchestration par Sylvain Griotto, Jeff Mills a cherché à retranscrire les émotions et impressions de l’expérience d’un cosmonaute japonais avec lequel il s’est entretenu, Mamoru Mohri. L’orchestre assure l’interprétation des mélodies, Mills apporte lui la rythmique par touches subtiles d’une précision remarquable ainsi que quelques samples. D’après Marc Feldman (administrateur général de l’orchestre) citant Mills, Where The Light Ends est son oeuvre “la plus symphonique”. Loin d’une transcription orchestrale de ses tubes techno (Blue Potential (2005), avec l’orchestre de Montpellier, lien stream complet ici), l’oeuvre fait ici respirer ensemble l’électronique et l’orchestre symphonique, sans que l’un prenne le pas sur l’autre. C’est tout son intérêt. Le tout ne vas pas sans interférence (l’impression de décalage ressentie par certains adeptes techno) mais la musique live ne se superpose jamais parfaitement au beat implacable des machines. L’oeuvre se découpe en quatre mouvements aux ambiances spécifiques, aboutissant pour le dernier sur un sentiment de paix dans le flottement d’une boucle suspendue vers l’infini. Un grand moment, une expérience spéciale et exigeante, à la standing ovation méritée.

 

VB.

Le

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