Les Siestes Electroniques @ Toulouse

 

Alors qu’on me souffle à l’oreille, l’histoire d’un jeudi démentiel, Bipolar et la pluie s’installent aux Jardins Compans-Caffarelli. Donc il pleut à Toulouse ? Soleil nulle part, Techno partout. Difficile de savoir si ce sont les conditions ou le live de Bipolar qui mettent les enceintes à rude épreuve mais l’installation quadriphonique crache sévèrement. Dès la transition, le choix du pseudonyme DSCRD prend tout son sens pour incarner le concept du groupe. Cinq sur scènes oui, un peu comme une manière de voir jusqu’où on peut aller en partant chacun dans un sens. Entre nappes et rythmes, l’un d’entre eux se retourne : « Allez, envoie maintenant ! » Et il faudra attendre pour ça un final dub dub dub où l’espace d’un instant je rêve que toute mon existence se déroule sous cette bruine à un rythme de 90 bpm et ces quatre oreilles pour ne rien en louper. Polar Inertia joue juste : précis et stupéfiant. Les échos envahissent ce live à 112bpm, prétendument affranchi de l’impératif de danse, tandis que les têtes ne peuvent s’empêcher de dodeliner. Un sans faute (si ce n’est une rupture abrupte au milieu du set) et la sensation d’avoir entendu le live de Polar Inertia dans le contexte qui lui sied.

 

« Give me back the nights » Redshape joue DJ Shadow et après quelques heures de techno mentale, impossible de résister à l’invitation qui résonne dans la Grainerie. Aucune résistance, tout est facile. Quelques risques même, en tirant l’acid vers l’excès mais de beaux moments de vertige. The Analogue Cops sonne encore mieux que dans mon souvenir, un beau quart d’heure acid (décidément) au milieu du set et un final house comme une belle transition pour accueillir DJ Deep. Deep est au top, comme d’habitude. On passe d’un Floorplan à un clin d’oeil dance. Deep a tous les droits et le mix rafraîchit (le live était à l’honneur en ce vendredi). Belle soirée, un brin old school certes, mais belle soirée !

 

Le festival toulousain garde encore une fois son statut de favoris dans notre programme de l’été/année,  avec comme les deux précédentes années (pour nous), le plus beau hangover du samedi aux jardins Compans-Caffarelli. Que demander de mieux que de s’allonger dans l’herbe, la bière au bout des doigts, sur le son tropical de l’étonnant Cut Hands. Plus connu pour ses participations au sein du groupe d’expérimentations Noise, White House, William Bennet change ici totalement de registre, en triturant des sons de percussions teintés d’Afrique. Un rythme endiablé qui lui aura fait perdre le contrôle de lui même, ainsi que celui de sa chemise. Un bon état de transe et ça repart, on valide. Ce qu’on valide moins, même si on le savait un peu, c’est la présence de Bobobobo-Boston Bun sur le festival. Alors oui, on vous l’accorde, c’était sympa de voir tout le monde se lever et danser dans le parc, mais très honnêtement, elle était où la “House 3.0″ promise dans sa description sur le très joli flyer? (big up à Large pour la qualité de leur travail graphique.) Il ne s’agit pas du tout de cracher sur Ed Banger, ça serait trop facile et clairement pas justifié. Mais il s’agit plutôt de rendre compte de ces Djs formatés beaux gosses/machine à tubes qui nous donnent plus la nausée qu’autre chose. Ça partait pourtant bien, avec le tout dernier Ark sur Versatile, mais on s’est vite lassé, très vite, alors on s’en est allé.

 

Qu’attendre d’autre de l’auteur du meilleur album de 2012 qu’une bonne grosse claque en live ? Plus de pluie, plus de pénombre, sous un soleil intense, entre des familles et des packs de bières, Andy Stott, tout sourire, nous met dans l’Ambient. Alors que la douce voix d’Alison Skidmore (son ancienne prof de piano que l’on entend sur Luxury Problems) nous cueille … BOUM ! Grosse basse, et c’est de plus en plus lourd jusqu’à un climax délicieux qui finit par exploser en dub-dubstep-jungle : comme une impression de remonter l’histoire de la musique en accéléré. Mieux que satisfaire, Andy Stott surprend ! Redinho conclut le festival dans la funk et la joie.

Ah, que ce festival est beau…

 

NV & VF.

Le

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