Inigo Kennedy – Vaudeville (Token) + interview

Interview avec Inigo Kennedy et Kr!z à l’occasion de Midweek #10 dans Track/Narre

Chronique de Inigo Kenney – Vaudeville (Token)

 

   En 2007, Inigo Kennedy avait signé la première sortie de Token : Identify Yourself. Malgré quelques brèves excursions (notamment chez Semantica), Inigo est resté fidèle au label belge, sa production épousant l’évolution de Token dont le spectre techno n’a eu de cesse de s’élargir. Il y a quelques mois, Kr!z a suggéré à Inigo Kennedy de sortir un album avant l’été. Le fondateur du label, qui est aussi un excellent DJ, prévoyait une année 2014 bien remplie avec toute une série de sorties à venir sur Token, dont notamment une ambitieuse compilation qui devrait voir le jour d’ici cet automne. En partant du morceau Lullaby, Inigo a relevé le défi en produisant cet album en quelques semaines, entre un job, un nouveau-né et un calendrier de dates de plus en plus fourni. Pourtant, Vaudeville n’est pas une œuvre précipitée et elle invite à une écoute patiente, voire au recueillement.

 

   Au commencement était le beat … Après une introduction dénuée de pulsation, un rythme cardiaque, celui du fils d’Inigo Kennedy, naît et grandit tout au long du second morceau Birth. Une ode à la naissance pourtant suivie de Requiem et Plaintive. Ce quatrième morceau, de plus de sept minutes, marrie un pied techno et une impressionnante mélodie funéraire. Inigo Kennedy confie avoir dédié ce morceau à un ami récemment disparu. Et au moment où il le jouera sur de grosses enceintes en plein milieu d’un set guerrier, l’émotion sera encore plus vive, entre exaltation et éplorement. Kr!z confirme « peut-être que les gamins ne captent pas tout ça, mais ça n’enlève rien à la beauté du morceau. » Quelque chose reste.

 

   Quand l’album d’Inigo Kennedy est tombé entre mes oreilles, cela faisait un moment que je n’écoutais plus de techno (et certainement pas industrielle), en partie parce que mon cerveau était meurtri par les incessants travaux qui avaient lieu en bas de chez moi. Mon appétit musical s’était naturellement tourné vers des choses plus légères et mélodieuses, comme par opposition à l’espèce de drone permanent parfois agrémenté d’un violent marteau-piqueur que subissaient quotidiennement mes oreilles. Ce qui m’a profondément touché dans Vaudeville, c’est justement la beauté de ces mélodies. Si Inigo Kennedy prétend avoir produit l’album de manière assez spontanée, en essayant « de capturer la bonne sensation », il confie néanmoins qu’il cherchait à produire des mélodies qui restent, de celles qui nous « trottent » dans la tête encore après. En ce sens, Vaudeville est la remarquable poursuite du chemin que le producteur a ouvert avec son EP de 2010, The Darkest Valentine (Token17). Si en plus de cent sorties, Inigo Kennedy s’est illustré dans plusieurs styles, son magnifique Obsidian symbolise sa singulière empreinte, celle-là même qui inspire une nouvelle génération de producteurs, au premier rang desquels triomphent, chacun à leur manière, Rødhåd ou encore Lucy.

 

   Pourtant, aucun des dix morceaux de Vaudeville ne cède à la parodie de cette signature. Certainement pas l’imprévisible Vallecula, ni le morceau préféré de Kr!z, NGC5128 ou encore Aleph, le dernier morceau qu’Inigo a intégré dans l’album. Le vétéran hyperproductif, tout en ayant trouvé son propre chemin, n’abandonne pas sa quête des petites pépites. Il semblerait que de nouvelles choses seraient à venir … affaire à suivre !

NV

Le

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