Floorplan aka Robert Hood – Paradise [M-Plant]

Robert Hood est l’un des maîtres de la techno. Gourou du minimalisme depuis 20 ans, il n’a jamais cessé de creuser sa voie, sans céder à une quelconque mode. La techno revient ? Tant mieux. Si cela peut amener certains à (re)découvrir son oeuvre. Un chemin pavé de beautés brutes, essentielles et dépouillées. Ses albums vous le prouvent sans hausser le ton, comme une évidence, avec les essentiels Internal Empire (track : Robert Hood “Minus” (Internal Empire Lp, Tresor 1994)) et Minimal Nation (track Robert Hood “Sleep Cycles” (Minimal Nation Lp, Axis, 1994))


Ces Lp ont posé les fondations de notre chère techno. Robert Hood a la particularité de créer une techno influencée tant par le disco, le gospel, la house et… la techno, tendance brute début 90′s. Le tout sans se départir de sa patte hypnotique, funky et répétitive ; dépouillée, sans jamais tomber dans la vacuité. Le projet Floorplan serait né d’une vision, une nuit, lui enjoignant de fusionner gospel et techno. Une techno funky et house donc, forcément. Le morceau inaugural aurait été We magnify his name (M-plant 2011) :

En fait Funky Souls était déjà sorti sous alias Floorplan depuis presque 6 ans, mais il a dû l’oublier : Robert hood pres. Floorplan “Funkysouls” (Drama, 1996)

En plus Robert Hood s’était déjà lâché sous son vrai nom sur des morceaux du genre The Greatest Dancer (M-Plant, 2001, sur un instru des Sister Sledge) :

Plus récemment, une volée de 12″ avait permis de comprendre que papa était toujours là avec des tracks de peak time d’anthologie (Baby Baby, Altered Ego ou encore Confess…) et encore plus récemment Robert a signé le dernier remix de Benjamin Damage (sortie début juin 2013).

 

Paradise est le premier album de Floorplan. Son titre n’a rien à voir avec un quelconque marketing béat ou gentiment racoleur. Robert hood, profondément chrétien, pose un message d’espoir par le biais de ses morceaux. Pour quelqu’un comme lui qui a traversé la chute brutale de Detroit, cela fait violemment sens. Il suffit de l’entendre à l’oeuvre sur un dancefloor pour comprendre que là aussi, ça fonctionne.

L’album s’ouvre par le combo Let’s Ride et Baby Baby, deux cartouches pour la stratosphère techno. Ou comment faire sonner house la techno et réciproquement. What Do You Do ? scande la voix enfantine sur Let’s Ride. A part danser je ne vois pas de réponse. Un grand moment de house froide. Baby Baby enfonce le clou dans la veine ghetto tech, distillant une chaleur pleine d’un groove irrésistible.

Change et Altered Ego posent une house d’after, druggy pour la première, acid pour la seconde. Quoi, c’est pareil ? La suite ne démérite pas avec un Never Grew Old, house chaleureuse en diable sonnant comme un live (acclamations d’un public en transe en sus), ou encore Eclipse et Higher, balles techno massives et bien raides aux montées bien senties, moites de sueur.

Confess est le tube absolu, bâti autour d’un riff de piano en 8 temps sous tendu d’un kick ultra fat fouetté de snares en rut. Simple, essentiel et imparable.

L’album se clôt avec deux perles bitumeuses, les superbes Chord Principle, mi acid mi dub et bien pumpin’. Et Above The Clouds, le track le plus déviant, en mode dubby barge pour les survivants de 10h du matin.

A signaler un mastering absolument somptueux, massif et précis en diable.

Une splendeur techno à déguster en club, ou n’importe où pour ceux qui ont un club dans la tête.

Le

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