Dimensions Festival 2015, désormais dans nos rêves

Déjà quatre éditions pour ce festival qui n’a décidément rien d’un événement ordinaire. On vous l’a souvent rappelé, notre fanatisme pour Dimensions, pour le furieux stage The Moat, pour son camping et ses plages idylliques, pour les couchers de soleil désormais estampillés « Dimensions de rêve » et plus globalement pour le bien-être quotidien qui nous dit bonjour dès le réveil. Once again.

 

C’est la première année, disaient-ils, que Dimensions affichait complet bien avant le début du festival. Malgré ça, Dimensions reste un festival à taille humaine, pour notre plus grand plaisir : 8 000 danseurs presque tous beaux et venus jusqu’ici pour partager la fête, en priorité, mais aussi de simples moments de vie/vacances. Des vacances où, signalons-le, remercions-les, des équipes de propreté et de sécurité se démènent en permanence pour que tu puisses t’épanouir comme un chef. L’histoire de Dimensions c’est ça : une organisation bien ficelée, un lieu paradisiaque défiant toute concurrence, une foule largement raisonnable, et des systèmes son à la pointe.

 

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On arrivait dimanche 24 août après environ dix-neuf heures de route dans une camionnette 9 places, après avoir dansé dans le tunnel du Mont Blanc et traversé l’Italie de nuit pour arriver à Pula au lever du soleil (Johan ne voulait absolument pas manquer ça). Quelques bières et un concours de ricochet matinal plus tard, alors que tout se passait à merveille, on se fait piquer de peu LE meilleur spot du campsite par les bénévoles du festival. S’en est suivi un débat pertinent sur « quel est vraiment LE meilleur spot du festival si tu prends en compte le nombre de mètres carré d’ombre que tu as à dix heures du matin, par exemple ». C’est bon, on a squatté le deuxième meilleur spot, ou le meilleur vu la qualité de l’aménagement réalisé (en partie par Johan, Benoît aussi, respectivement ingénieur et architecte, ça fait la diff’). Légèrement surélevés par rapport au niveau de la mer, à 1m50 de celle-ci, face au coucher de soleil, on était là, déjà comblés de bonheur.

 

Dimensions 2015 sur papier ? Tout a commencé par une ballade en « zone dangereuse », la zone qui t’emmène jusqu’à ce joli pont construit de cordes et de planches en bois. Bien que non conseillée, cette ballade était nécessaire tant on en vantait les découvertes l’an dernier. Tu traverses donc ce fameux pont pour observer de près cette maison hippie, celle qui te dit dans un coin de l’oreille « imagine la vie ici, c’est pas Paris, médite là-dessus ». Tu bois un peu de bière et tu poursuis ton chemin pour arriver au plongeoir. Huit mètres sont à sauter. L’an dernier, t’as eu peur, pas cette fois. Fiou, ça fait des frissons, et plus encore. Tiens d’ailleurs, ça fait deux ans que tu n’oses pas non plus aller jeter une oreille à la scène trance/progressive, celle qui fait face au camping, qu’on entend toujours très bien, un peu trop et qu’on aime détester. On y est allés, on a dansé et rigolé parce qu’on a bu mais c’est clairement tout. Fallait y aller. Cette scène faisait partie des mystères du Dimensions.

 

Quelques valises d’Ojuzko plus tard, mercredi arrivait. Et pour la première fois, nous étions invités à l’Opening du festival pour notre plus grand plaisir ; dans cet amphithéâtre vieux de plus de 2000 ans. La vue est à couper le souffle et Floating Points est bientôt là pour épater les quelques milliers de spectateurs présents. Un live grandiose que monsieur a maîtrisé de toute part. Son orchestre laisse ensuite place au groupe Little Dragon que les anglais semblent adorer. Nous découvrions ce groupe avec plaisir « mais sans plus » jusqu’aux quinze dernières minutes du live et cet engouement magique qui fît lever la majorité des spectateurs assis. Four Tet, quant à lui, clôturait cet Opening mais n’impressionnait guère, seul derrière son laptop.

 

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Le lendemain, nous devons encore patienter avant de retrouver le Fort, l’Abandonned Fort, le mythique, le grand. La fête nous appelait dès quinze heures quand Théo Muller mixait sur la Boat Party Release The Groove aux côtés de Space Dimension Controller et Frank Roger. Inutile de vous dire que notre équipe de stars a fait trembler de rire ce pauvre petit bateau. « Epic moment ! ». « Mais vous venez d’où vous tous ? », « De France, de Rennes vieux ! », « Vous me rendez heureux quand je vous regarde ». La chaleur, la bière, la chaleur, la bière mais il va falloir tenir bon pour cette soirée qui s’annonce déjà mémorable. Un poulet frites à 50 tokens et c’est reparti.

 

Il est l’heure de retrouver The Moat, « le meilleur stage ever du monde » qui nous hante tout au long de l’année dès lors qu’on le quitte en quittant le festival. Ca fait 2 ans que j’en parle à mon colocataire. Aujourd’hui il a la boule au ventre rien qu’en pensant à ce premier rendez-vous. Il trouve ça bizarre. A peine arrivé, il se pose mille et unes questions : « A quoi ça ressemble vraiment ? Le son est comment en bas ? Est ce que je vais pas être déçu finalement ? Vas y arrête d’y penser et fini ta vodka ! ». Nous sommes jeudi 27 août et la douve accueille Ben UFO, Lee Gamble, Hodge, Hessle Audio et Anthony Parasole. Comment décrire ce qu’il se passe entre ces murs, hauts de huit mètres environ, quand de si bons Djs prennent plaisir à faire trembler la dizaine de colonnes d’enceintes qui crachent tout ce qu’elles ont en plein visage de cette palette de soldats danseurs. C’est difficile, ça souffle très fort, c’est presque à peine croyable mais ça existe.

 

Le lendemain, tes jambes sont cassées en 20. Certains vont finir la nuit sur l’eau à l’aide d’un matelas gonflable bien utile, d’autres chassent les oursins tandis que quelques durs vont déjà se rassasier pour repartir de plus belle. Les valises disparaissent rapidement. Deux jours plus tard, les bières ne passeront plus, sachez-le.

 

Puis le soir, comme pour rejoindre Dieu, tu redescends cet escalier métallique pour te retrouver dans la douve, l’antre du diable, tu observes une nouvelle fois puis tu fonces. Tu retrouves ta niche, le meeting point dans The Moat, devant à gauche, sur une dalle de béton posée là pour nous et nos pas de danse. Boddika précédait Objekt. Très loin de décevoir, Boddika eût tout de même le malheur de faire grésiller les enceintes du Moat, en toute fin de set. Pardonné. Objekt suivait, les groupies dansaient, nous dedans, en plein dedans même. Tu es dans The Moat, l’interdiction de ne pas danser persiste. Puis il fallut quitter les lieux, à trois heures. Ca paraissait assez dingue mais on aime plutôt bien Blawan au Dimensions. On l’aurait préféré dans The Moat comme durant les 2 précédentes années mais finalement, ce stage est peut être trop petit pour ce désormais famous anglais. En tant que « Maître Tek » qui tient son public par les doigts de pied, Blawan nous aura encore épaté en ne laissant pas le moindre souffle au public de The Clearing ; la seule scène qui nous rappelle que nous sommes dans un festival. Pourtant, Blawan prenait tout juste le relais de Surgeon qui venait de prouver une fois de plus qu’il est un patron parmi les patrons. Cette soirée !

 

La soirée du samedi n’était sur le papier pas si attirante que les autres mais heureusement, notre Dj star Théo renversait l’Arija stage avec l’un de ses meilleurs dj sets. Après une journée à manger des pizzas à 55 tokens, nous étions tous réunis, notre petite armée de quarante, sautant comme des enfants à chaque balle que notre ami passait. « Bonjour la famille, je suis ton second souffle ». « Tout niquer c’est ça l’idée ». Une fois la guerre passée, on observait de loin le très bon « History of Chicago » Djset de Loefah, pour retourner dans The Moat (étonnant) où le line up n’était pas vraiment adapté, disons-le. Legowelt et Intergalactic Gary auraient été plus à l’aise dans un Fort Arena 1 mais on retiendra tout de même les dix dernières minutes de la soirée et ce final qui n’en finissait justement jamais de nous mettre la pression. Le soleil se lève. Frissons !

 

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Allez, une journée, c’est ce qu’il nous reste… Pas le temps d’y penser. « Santé ». Au coucher du soleil, Afriquoi rend heureux. Le groupe africain est une belle découverte. Il joue avec le public qui le lui rend bien. Nous sommes souriants comme des enfants. L’une des gadjis jolies du festival se dandine langoureusement devant les photographes, officiels et non-officiels. Sa copine, objectivement plus jolie mais surement moins photogénique, fait bonne figure, à côté, souriante.

 

Plus tard dans la soirée, les acidités d’Ekman et la techno breakée de Hodge nous auront bien fait travailler la terre de The Garden, zone de danse entre les arbres et les cailloux. Puis six heures non-stop de The Moat (étonnant bis), stock d’eau sous le coude, avec en entrée un live de Vril puis un set monstrueux de Truncate pour finir par celui qui ne déçoit jamais (ou presque), Ben Klock. Laisse tomber, encore. Le closing track fait depuis beaucoup parler de lui, Dj Deeon – Freak Like Me, légèrement dépitchée, ou alors c’était une impression, après plus de cinq heures très très soutenues.

 

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Dimensions aura tenu toutes ses promesses, une fois de plus. C’est du love qu’il y a entre nous et le Dimensions, mais il va bien falloir faire une pause. Peut-être.

 

Pour les chauds, sautez en avant et inscrivez-vous ici.

 

Photos : (c) Ross Silcocks + Dan-Medhurst

 

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