Cassegrain – Centres of Distraction (Prologue)

C’est sans grande surprise (mais avec une certaine excitation) que nous avons appris par Prologue en Septembre dernier la sortie imminente du premier album du duo berlinois Cassegrain. Après avoir passé 4 ans à bonifier le catalogue, déjà excellent, du label munichois, le groupe se voit confier les clefs de la maison pour franchir l’étape, souvent périlleuse, du premier album (si on considère bien Tiamat comme un mini-album).

 

Cependant, c’était sans grande inquiétude et plutôt confiant que nous avons lancé la lecture de Centres of distraction, l’un des LP les plus attendus cette année. Sans inquiétude, car au regard de l’équation qui se dégage, le ratage semble impossible :

F(x) = Prologue (meilleurs fournisseurs d’albums techno de ces dernières années : Edit Slect, Voices from the lake, Mike Parker..)² + Tiamat (excellent EP de Cassegrain sortit l’année dernière sous forme de mini LP à la fois plus expérimental, dub et profond) X dernière Boiler Room estivale où le duo nous offrait un live de très haute voltige en guise de teasing (allez voir à partir de la 34ème minute l’hypnotisant « Scythian » faire des ravages) = tout semble parfaitement réuni pour voir éclore une œuvre importante, voire majeure.
Et pourtant, après quelques écoutes, l’idée d’une petite déception nous frôle l’esprit. Nos attentes étaient sans doute inconsciemment trop hautes. Il ne fait aucun doute que si cet album avait été produit par un inconnu, nous l’aurions sûrement hissé assez haut dans la hiérarchie des LP de l’année car des premières nappes de A study of slashes jusqu’à l’ossature plus expérimentale Seldom Cloud, tous les morceaux sont bons, voire très bons. Ils sont à la fois exaltants (Restrain), inquiétants (Galsshouse), captivants (Empress Cut In Segments ; le violoncelle de Nikos Veliotis fait ici des merveilles) ou mélodiques (Resilin). La production est parfaite, Centers of Distraction est une leçon de sound design où tout est précis, clinique voire quasi scientifique. Mais il manque cette part d’irrationalité qui apporterait de la grâce et du liant, qui nous prendrait d’une main ferme afin d’éviter tout décrochage.

 

Nous étions en droit de nous attendre à un petit peu plus quand on connait le talent du duo. Ce supplément d’âme qui manque et qui aurait soufflé un peu de folie n’aurait pas été de trop pour faire basculer cet album de la catégorie ‘très bon’ à ‘indispensable’.

QS.

Le

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