BLOC @ Cabaret Sauvage

C’est cueilli par Percyl que l’on entame cette soirée. Les murs du cabaret sauvage tremblent déjà sous des rushs acides puissants. Efficace mise en jambe que celle du duo, au sens propre du terme. Les deux diggers savent y faire et le font bien ; leur set oscille entre le corps et l’esprit sans jamais tomber dans le piège facile du warm up exténuant.

 

Puis arrive celle qui fera chavirer nos coeurs, Dasha Rush. Comment ne pas plébisciter un set qui s’ouvre sur le catalogue de Raster-Noton ? La russe ” citoyenne du monde ” comme elle aime à se décrire, entame donc les hostilités avec une techno teintée d’IDM du meilleur cru avant de bifurquer vers une conquête spatiale aux mille et une phases expérimentales. De Jeff Mills à Psyk, l’hypnose prend. Techniquement irréprochable, son set prend petit à petit le pas sur les corps plus ou moins grisés du public et c’est à ce moment là qu’elle fait mouche. La voix de Severn Cullis-Suzuki lors de son speech à l’ONU en 1992 s’immisce dans nos esprits à mesure que les ondes se répercutent sur les murs. I’m here to speak for all the génération to come. Le reste du set est à l’image de ce que représente ce changement de paradigme : Osé, extrêmement varié et maîtrisé de A à Z. On ressort de là avec les pupilles dilatées, l’esprit en ébullition et “something for your mind” en repeat dans un coin de notre matière grise.

 

Northern Structure prend le relais et s’occupe justement de notre équilibre psychologique. Un vent glacial souffle sur nos visages et une techno modulaire emplit l’espace. La performance des danois est aussi nerveuse qu’efficace. Une autoroute s’ouvre alors, et la poursuite commence. Impossible de prévoir les mouvements sonores du duo qui prend un malin plaisir à désorienter les danseurs. On finit par se faire distancer et ne reste que le battement du kick qui nous guident jusqu’à ce que les applaudissements retentissent.

 

Puis viens Adam X ou la rave industrielle. A cette heure avancée de la nuit il réussit le pari de tenir en haleine une foule déjà bien entamée sur des rythmes inconnus pour la plupart. Communicatif, il agrandit un peu plus notre pourcentage de contentement en se risquant dans des territoires oubliés du New York des années 90. 140 bpm, à l’aise. Il termine l’office avec un soundsystem se résumant à son retour, la façade devenant de plus en plus inaudible. C’est un vrai.

 

Une bonne soirée donc, autant pour le corps que pour l’esprit.

 

JLG.

Le

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