Birth Of Frequency

Avec 3 sorties plus que séduisantes, le producteur Birth Of Frequency a su attirer notre attention vers un univers qui lui est propre. Nous l’avons interviewé quelques jours après son live au Batofar à l’occasion d’une soirée Construct Re-form. Toujours aussi passionné que lorsqu’il découvrait la musique électronique avec Jeff Mills, Birth Of Frequency nous livre quelques secrets avec une sincérité rassurante.

Comme pour chaque interview à partir d’aujourd’hui, vous trouverez, à la fin de l’article, 5 tracks choisis par l’artiste interviewé. 

 


 

Bonjour Simon, Construct-Reform est ton label de cœur pour lequel tu as joué pour la première fois en live vendredi 19 février au Batofar, quelles émotions/messages as tu souhaité partager avec ce nouveau projet ? Comment as-tu travaillé dessus ?

 

Bonjour Midi Deux. Avec ce premier live, j’ai vraiment essayé d’immerger le public dans mon univers musical, montrer les différentes facettes de ma personnalité en proposant des tracks de différents styles. Passer d’une Techno spatiale, à des choses plus pêchues sans oublier un côté tracky que j’affectionne énormément. C’est vraiment ce que j’ai voulu en faisant ce live ; regrouper toute mes influences en ce qui concerne la Techno.

J’ai travaillé sur ce live pendant une longue période afin qu’il y est un maximum de cohésion entre les tracks. Cette soirée était très importante pour moi, c’était une étape qui me tenait très à cœur et que je ne voulais pas louper. Je suis passé par différentes émotions les semaines précédent le live ; l’excitation, la peur, des problèmes techniques. Quelques secondes avant de jouer j’ai eu exactement la même sensation que lors de mon premier Dj Set en public : un trac de fou !!! Et puis petit à petit j’ai pris mes marques et tout s’est très bien passé. Ce live est la plus belle expérience musicale et personnelle à ce jour.

 

Tu as aujourd’hui trois sorties à ton actif sur Construct-Reform, Vinyl Kills Mp3 et plus récemment Nowhere. Quelles sont tes relations avec ces labels? Que présage l’avenir ?

 

Pour le moment il n’y a rien d’autre de prévu sur VKMP3 mais je travaille actuellement sur un autre CRF qui est quasiment fini, qui sera dans un tout autre univers que celui que j’ai précédemment sorti et il est question d’un autre Nowhere qui sera je pense complètement différent aussi. J’entretiens de très bonnes relations avec tous les protagonistes de ces différents labels. Nous travaillons ensemble, sur les tracks qui composeront les futurs Ep et sur les artworks. Chacun apporte ses idées et ses critiques.

 

Quelles sont tes influences ? Te rappelles-tu du morceau et plus généralement des artistes qui t’ont rendu amoureux de la techno ? Quels autres genres musicaux t’émeuvent ?

 

Mes influences sont diverses. Elles viennent bien entendu de la Techno (Américaine surtout) mais aussi de styles complètements différents comme le Jazz, le Funk, ou la Soul. Mon amour pour la musique a vraiment commencé à l’écoute de la Soul d’ailleurs, à l’écoute de Otis Redding surtout. Il y a quelque chose de particulier qui se produit quand je l’écoute… énormément de souvenirs. Ma vie de tous les jours, mes expériences passées m’influencent beaucoup également, je suis très attentif à mes émotions du quotidien,  je trouve important le fait d’être inspiré par autre chose que la musique pour pouvoir en faire.

Le morceau qui m’a clairement fait aimer la Techno est Alarms de Jeff Mills. Je l’ai entendu pour la première fois dans une soirée Techno à Rouen, je n’avais jamais accordé d’importance à la Techno avant ce soir là, je me souviens très bien de l’engouement (que j’ai toujours aujourd’hui) après cette soirée pour découvrir la musique électronique dans sa globalité.

Avec Robert Hood et UR, Jeff mills est l’artiste qui m’influence le plus dans mes productions. En ce qui le concerne, au début, je ne jurais que par Purpose Maker et petit à petit j’ai découvert son coté plus mental avec Axis et là ça a été une véritable claque !!! Puis il y a quelques années avec Something in the Sky j’ai définitivement été fasciné par ce côté spatial de la Techno, je ne me lasse pas de cet éternel recommencement dans sa musique.

 

 

Es-tu plus inspiré par la sérénité de ta province natale ou le bouillonnement actuel parisien ? Qu’apporte l’analogique à tes productions par rapport au numérique ? Pour ce qui est du djing, quel lien entretiens-tu avec le vinyle ?

 

Quand je suis parti de province, c’était clairement pour découvrir de nouvelles choses tous arts confondus. Ce que j’aime ici c’est le choix incroyable de choses qu’on nous propose (expositions, soirées, concerts…) et la « facilité » d’accès à la culture même si les tarifs de certaines choses devraient être vus à la baisse. Tout cette culture fait néanmoins défaut aux petites villes de province qu’on a vite tendance à oublier et alors je trouve cela vraiment dommage. Pour en conclure avec ce début de question, je suis donc plus influencé aujourd’hui par Paris que par Rouen, mais ce n’est pas pour autant que je l’oublie, la première raison étant que s’y trouve toute ma famille et un retour aux sources de temps en temps, est loin d’être désagréable.

L’analogique prend énormément de place dans mes productions car avant d’aimer le son qu’elles produisent, j’aime par dessus tout les machines !!! J’aime le contact qu’on a avec ces machines. Je ne dénigre pas le numérique loin de là car je l’utilise aussi mais les recherches, les échantillonnages, les compressions ect, un kick sortant d’une 909 par exemple ne pourra jamais être totalement imité par un plugin. Avec le Hardware je me retrouve dans le son de la Techno des années 90 que j’aime tant !!!!

Le vinyle fait clairement parti de la culture Techno pour moi. Ma passion pour la techno a engendré inévitablement le fait que je collectionne les disques. J’y suis très attaché et continuerai pendant longtemps à aller chercher les nouveautés chez les disquaires et craquer sur internet pour des vinyles d’occasion.

 

Aujourd’hui, la musique électronique est partout. Penses-tu que l’aspect underground, et les valeurs associées, entretiennent la qualité de la techno par rapport à une « soupe commerciale électronique » surfant sur les tendances? Quelle est ta réaction face à l’électronisation du mainstream ?

 

Je pense que tout passionné de musique électronique a en tête la vision Underground que Mike Banks a apporté à cette dernière durant ses débuts.

Je suis très attaché a cette notion de transmission de message que UR à véhiculé et véhicule toujours aujourd’hui même si on entend pratiquement plus parler d’eux.

Aujourd’hui faire passer un message est plus difficile à mon avis car tellement de choses ont déjà été faites mais ce n’est pas pour autant qu’il faut se dire que cette époque est révolue et qu’il n’y a plus rien a faire.

Notre devoir aujourd’hui est d’entretenir ce message afin de ne jamais l’oublier. Il faudrait d’ailleurs en parler davantage, afin que la musique électronique soit moins connotée à quelque chose d’ultra commerciale ou quelque chose de complètement inaccessible.

Je comprends la réaction de rejet d’un public novice, si on lui dit « çà c’est de la techno » en lui faisant écouter un morceau à 140 bpm de Surgeon ;-) Commençons par la base et expliquons le pourquoi du comment : L’Histoire de la musique électronique, afin que justement, ils écoutent de moins en moins cette « soupe commerciale électronique ».

 

En écoutant tes sets, je t’imagine comme un gourou, maître d’orchestre de la répétitivité au profit de la transe, es-tu d’accord avec cette image du DJ ?

 

Héhé ! Alors sans vouloir te vexer je n’aime pas trop le terme « gourou « qui pour moi est souvent associé à quelque chose de négatif, mais j’aime cette image de chef d’orchestre en revanche !

 

Ton tube de l’été ?

 

Aller j’en cite 2 :

“Unforeseen Allainces part 2 de Voiski et Diotime sur CRF” (ici)

“The Biggest Mistake de Staffan Linzatti” (ici)

 

T’écoutes quoi sur la route ?

 

Alors je n’ai pas le permis mais en marchant ou dans les transports en commun, j’écoute toutes les musiques que j’aime ainsi que des émissions de radio.

 

Un guilty pleasure pour conclure ?

 

LES M&MS !!!!

 

Tracklist :

Le

Close

 

 

Midi Deux,
boys band de la techno depuis 2010,
vous envoie plein d’amour, à fond la caisse.

~

Midi Deux,

Techno boys band since 2010,
gives you some love, witout limits!

 

 

 

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